On les trouve partout aux Pays-Bas : de petites touffes d’herbe avec un arbre solitaire çà et là. Une vraie épine dans le pied de Louis Le Roy !
Ces petites parcelles sont fauchées plusieurs fois par an, ce qui a pour effet de « désactiver » la nature à maintes reprises. Le Roy préconisait de « réactiver » la nature sur 1 % de ces espaces publics monoculturels. En 1966, il eut l’occasion de mettre son projet en œuvre sur une bande d’un kilomètre à Heerenveen. L’initiative fut globalement couronnée de succès, mais dans certains endroits, les terres continuèrent d’être gérées de manière traditionnelle. Jusqu’en 2005.
Contrat de cent ans
Par exemple, près du Sporthal De Telle (aujourd'hui démoli), une grande pelouse était encore visible jusqu'en 2005, année où la Fondation TIJD a signé un accord du centenaire avec la municipalité concernant la gestion du Jardin Le Roy, qui a été aménagé à la manière d'une éco-cathédrale depuis cette année-là.
La différence entre les deux photos est claire : en ajoutant des éléments superposés puis en laissant la nature réagir, un habitat riche en biodiversité a été créé et l’entretien se limite au maintien du sentier dégagé.
Louis Le Roy sur le site où se trouvait encore un terrain en herbe en 2005.
Des structures écocathédrales ont émergé sur l'ancienne pelouse dans les années qui ont suivi 2005. (photo : Peter Wouda)
Les carreaux et les bordures livrés sont immédiatement traités par les constructeurs de la cathédrale, ici en 2007. (photo : Peter Wouda)
Ce qui commence en 2007 par quelques tas de déchets sur la pelouse… (photo : Peter Wouda)
… une entrée spectaculaire pour l’écocathédrale de Heerenveen après près de 20 ans ! (photo : Peter Wouda)





